Quand les artistes 3D façonnent les mondes de L’Ombre de la Corneille
Série « Découverte des coulisses 2025 » – Episode 4

Ceux qui donnent vie aux mondes de L’Ombre de la Corneille
Quand vous regarderez L’Ombre de la Corneille, vous verrez des îlots rocheux, vous naviguerez sur les océans à l’autre bout du globe, vous rêverez sur les plages paradisiaques … Mais derrière cette magie visuelle se cache une équipe souvent invisible : les artistes 3D.
Ce sont eux qui sculptent, éclairent, animent et composent les univers qui entoureront les 170 participants du spectacle.
Voici leur histoire.
1. Tout commence… par des croquis sur un coin de table
Avant qu’un seul pixel ne soit créé, les artistes 3D rencontrent le metteur en scène. On y parle d’intentions, d’émotions, de symboles. Rien n’est encore modélisé, mais tout existe déjà dans leurs têtes.
Des croquis naissent, des références s’accumulent, des formes commencent à se détacher : c’est la première apparition du monde de la Corneille. Tout est ensuite posé dans un moodboard (planche d’ambiance graphique ou planche d’inspiration).
2. De la sculpture numérique au décor animé
Une fois validé, chaque élément est construit en 3D. Les artistes utilisent des logiciels qui permettent de travailler la matière comme de l’argile virtuelle. Puis vient la couleur, la lumière, l’atmosphère.
Une texture trop lisse ? On la rend plus minérale.
Une ombre trop douce ? On l’accentue.
Un reflet trop fort ? On l’atténue.
Chaque détail compte, car chaque détail sera vu par plus de 30 000 spectateurs.




3. La magie du mouvement : l’animation
Dans L’Ombre de la Corneille, rien n’est figé. Même une simple vague respire. C’est ici que les animateurs 3D entrent en scène. Ils donnent du mouvement au décor :
- la mer se déploie comme une encre,
- les ombres d’Izarine surgissent des fissures,
- les rochers se déforment comme s’ils avaient une âme,
- des éclairs stylisés déchirent l’horizon.
Chaque animation doit être à la fois poétique et lisible depuis les tribunes.
4. Intégration sur scène : du virtuel au réel
À ce stade, les mondes 3D sont magnifiques. Ils sont ensuite tous simulés dans un espace 3D permettant de se mettre à la place de chaque spectateur afin d’apprécier le rendu et le valider. Mais il faudra encore les faire vivre sur la scène réelle entourée de spectateurs.
Les artistes 3D travaillent alors avec les techniciens vidéo, la lumière, les chorégraphes, les régisseurs pour s’assurer que chaque projection épouse la scénographie.
Un rocher peut être légèrement déplacé pour laisser passer une danse.
Une ombre peut être synchronisée avec un geste de Toprock.
Une tempête peut être intensifiée pour accompagner la musique.
La 3D devient alors un partenaire de jeu à part entière.
5. La dernière ligne droite : les répétitions
Quand toute la troupe investit le Parc Expo, les artistes 3D vivent leur moment décisif.
C’est la première fois qu’ils voient leurs créations échelle réelle, projetées sur une scène immense.
Ils ajustent tout en direct :
- une couleur qui paraît trop sombre,
- une animation qui doit être rallongée,
- une projection qui doit glisser d’un mètre,
- une luminosité à rééquilibrer selon les projecteurs.
C’est un ballet technique, précis, souvent nocturne… mais toujours exaltant.
6. Le jour J : leur travail devient invisible, donc réussi
Lorsque le public découvrira L’Ombre de la Corneille, il sera emporté par la magie de l’histoire.
Et s’il ne se rend pas compte du travail des artistes 3D… c’est que tout fonctionne parfaitement.
Car leur mission n’est pas de se montrer : elle est de faire exister un monde qui n’existe nulle part ailleurs.